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6.1
Production de chaleur dans le
chauffage central à eau chaude
6.1.1
Chaudières au mazout et au gaz
6.1.1.1
Construction de la chaudière
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Chaudières
au mazout et au gaz
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Les chaudières au
mazout et au gaz sont fabriquées pour l’utilisation exclusive du mazout et du
gaz et sont proposées dans de nombreuses variantes d’exécutions.
Ces exécutions peuvent être résumées
comme suit :
Chaudières
en acier et acier coulé avec limite inférieure de la température de l’eau
de la chaudière et basse température du
gaz d’échappement. Cette
construction peut actuellement être définie comme la version standard pour les
grandes chaudières. A
cause de sa température d’eau de chaudière assez élevée, une vanne mélangeuse
pour la régulation de la température de départ est presque toujours nécessaire
dans cette construction.
Chaudière
pour une température d’eau de chaudière variable et une température de gaz
d’échappement assez élevée. Dans
un mode de fonctionnement variable, la formation d’un condensat d’échappement
dans la chambre de combustion est évitée à l’aide de combinaisons spéciales
de matériaux liées à une « chambre de combustion chaude ».
Il n’est toutefois pas possible
d’obtenir de basses températures de gaz d’échappement avec cette
construction.
Chaudière
en acier chromé pour une température d’eau de chaudière variable et une
basse température de gaz d’échappement.
Les limites des constructions A et
B ne sont plus d’application si la chaudière est faite dans une matière résistant
à la corrosion. Cependant,
le prix d’une chaudière en acier chromé est proportionnellement plus élevé.
Chaudière
à condensation. En
faisant condenser le plus possible la teneur en vapeur d’eau du gaz d’échappement
(point de rosée pour le mazout EL environ 47°C, pour le gaz naturel environ 57°C),
sa chaleur d’évaporation est aussi utilisée (environ 10% pour le gaz,
environ 6 à 7% pour le mazout).
Comme le rendement de la
chaudière est généralement mesuré selon la valeur inférieure de chauffage
HL, qui ne comprend pas la chaleur latente, le calcul du rendement relatif de la
chaudière à condensation donne une valeur de plus de 100%.
Cette interprétation
est bien entendu techniquement incorrecte. Il serait plus correct de
calculer le rendement en fonction de la valeur de chauffage supérieure HU
c’est-à-dire celle qu’on appelle « Valeur de Combustion ».
Cela donnerait la quantité totale de
chaleur produite en brûlant le combustible.
Pour la condensation du gaz d’échappement,
il est indispensable d’avoir de basses températures de retour (<40°C)
pour les consommateurs de chaleur. De
plus, il faut résoudre des problèmes concernant la corrosion, la pollution,
les fuites et la neutralisation du condensat, etc. Ces problèmes sont beaucoup
plus faciles à résoudre pour des chaudières au gaz que pour des chaudières
au mazout.
6.1.1.2
Approvisionnement en eau chaude
avec la chaudière
Les chaudières combinées
sont des chaudières au mazout ou au gaz ayant des chaudières d’eau sanitaire
intégrées. Des
solutions économiquement acceptables sont possibles à l’aide des
constructions actuelles pour la combinaison du chauffage et de
l’approvisionnement en eau chaude.
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Chauffe-eau
de stockage séparé
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Avec un chauffe-eau de
stockage séparé (chaudière séparée) pour une consommation journalière, le
chauffage électrique permet de désactiver la chaudière en été.
Pour la combinaison utilisant des
capteurs solaires, voir section 6.1.3.
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Chaudière
à eau chaude séparée
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Dans de grands systèmes,
comme on a besoin de stocker une consommation journalière, de très grands
volumes de stockage de chaleur sont nécessaires. De plus, la température de
l’eau chaude diminue considérablement le soir à cause des pertes dans les
circuits étendus, et souvent mal isolés.
L’utilisation d’une petite chaudière
séparée exclusivement réservée à
l’eau chaude permet d’éviter deux problèmes : Le volume de stockage requis
est plus petit et la température de l’eau chaude dans l’accumulateur n’a
pas besoin d’être excessivement chaude le matin pour qu’elle soit encore
suffisante le soir.
6.1.1.3
Brûleurs
Les constructions de brûleur
suivantes sont actuellement utilisées pour les chaudières au mazout et au gaz :
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Brûleur
à pulvérisation au mazout
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A haute pression, le
mazout est pulvérisé en fines gouttelettes par les gicleurs.
Il est ensuite mélangé à l’air de
combustion. Plus la vaporisation est fine,
meilleure est la combustion, mais plus la possibilité d’un dysfonctionnement
du brûleur est élevée. Pour de petits brûleurs, le
préchauffage des gicleurs permet un démarrage sans fumée.
Fig 6-1
Brûleur à pulvérisation au mazout (principe de fonctionnement) avec ligne
d’alimentation de mazout (1), éventuellement ligne de retour au réservoir
(2), filtre (3), pompe à mazout et vanne de régulation de la pression (4),
vanne magnétique (‘5), gicleur (6), ventilateur (7), tête du brûleur (8),
transformateur d’allumage (9), électrodes d’allumage (10).
L’évaporation du
mazout transforme en fait le brûleur au mazout en un brûleur au gaz,
produisant une flamme bleue (brûleur pilote).
Cela supprime le besoin de pulvérisation,
augmente la qualité de la combustion et réduit les émissions polluantes (Co,
CH, NOx). Au
démarrage du brûleur, un chauffage électrique produit l’évaporation, mais
augmente ainsi la consommation d’énergie.
Brûleur à un étage:
à partir d’environ
10 kW
Brûleur à deux étages:
à partir d’environ
25 kW
Brûleur modulant (en permanence à partir d’environ 40%):
à partir d’environ
200 kW
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Brûleur
à soufflante à gaz
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La construction et les
étapes de rendement du brûleur à soufflante à gaz sont similaires au brûleur
à pulvérisation à mazout. Au
lieu de la finesse de pulvérisation, la densité de l’apport en gaz est ici
le problème principal. La voie du gaz (3) surveille
le système d’alimentation en gaz pour les fuites.
Fig
6-2
Brûleur à soufflante à gaz avec ventilateur (1), clapet d’air (2), voie
de gaz (3), injecteur à gaz (4), tête du brûleur (5), transformateur
d’allumage (6), électrodes d’allumage (7).
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Brûleur
à deux combustibles
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Les brûleurs à deux
combustibles sont des brûleurs à soufflante qui peuvent fonctionner au gaz ou
au mazout sans transformation. On
peut aussi automatiquement les commuter de l’un à l’autre.
Les brûleurs à deux combustibles
sont commandés à un ou deux étages ou modulants et sont disponibles à partir
d’environ 25 kW. Leurs avantages sont la fiabilité de l’alimentation ainsi
que le prix économique du gaz grâce à la possibilité de commuter du
chauffage au mazout à celui au gaz pendant les pointes d’utilisation.
6.1.1.4
Brûleur atmosphérique à gaz
La plupart des brûleurs
atmosphériques à gaz sont construits soit comme une grille de brûleur avec plusieurs brûleurs à tige ou comme un brûleur
annulaire conçu avec un ou plusieurs anneaux.
Des gicleurs appropriés permettent
une adaptation aux différents types de gaz (gaz naturel, gaz en bouteille).
Il y a des
brûleurs à un étage pour des rendements à partir de 2 kW ainsi que des
brûleurs à deux étages ou modulants.
Le brûleur à gaz à
injection appartient aussi aux brûleurs atmosphériques à gaz.
Une partie de l’air de combustion est aspirée à l’injecteur de gaz en tant
qu’air primaire.
A cause de la poussée thermique, le
flux d’air secondaire suit les flammes ou, en cas de plus grande résistance
de la chaudière, est aspiré par un ventilateur à gaz d’échappement.
L’allumage électronique remplace
maintenant une flamme d’allumage qui
brûle en permanence.
Fig 6-3
Brûleur atmosphérique à injection à gaz avec alimentation de gaz (1),
voie de gaz (2), injecteur à gaz (3), brûleur (4), surveillance de la flamme
(5), flamme d’allumage (6).
6.1.1.5
Précombustion par gaz de bois
Un générateur à gaz de bois est ajouté avant la chaudière standard
sans brûleur. Ici,
du bois et du bois de rebut de taille limitée et avec un taux d’humidité inférieur
à 20% sont carbonisés et transformés en gaz de bois à 1000-1300°C. Ce gaz
circule vers la chaudière pour être brûlé.
Sous des conditions
favorables, les avantages sont :
–
rendement
élevé dû à la combustion pratiquement complète des gaz de carbonisation à
basse température
–
pas
de carbonisation de la chaudière ou de la cheminée
–
gaz
d’échappement sans fumée
–
de
longs intervalles de chargement possibles
–
régulation
facile du rendement.
6.1.1.6
Chauffage par morceaux de bois
chargés manuellement
Des chaudières spécialement
conçues pour le chargement de morceaux de bois bruts sont utilisées dans des régions
rurales boisées où le transport et la préparation manuelle du bois ainsi que
le chargement de la chaudière ne présentent pas de problèmes spécifiques
(ex. : dans des fermes, fromageries et autres petites exploitations).
De telles chaudières sont disponibles
avec des rendements de chauffage d’environ 20 à 100 kW. Elles se distinguent
par le type de combustion :
·
Alimentation avec combustion
complète, où tout le combustible se trouve dans le feu.
Des morceaux de bois sont disposés en
couches pour une bonne aération et brûlent donc avec un excès d’air.
Ainsi, le rendement de la combustion
est un peu plus de 70%.
·
Alimentation avec combustion
inférieure.
Des
morceaux de bois (jusqu’à 1.60 de longueur) sont disposés en couches de manière
assez compacte jusqu’à 1.5 m de hauteur et ne sont brûlés que dans la zone
la plus basse. L’air
de combustion est fourni par une soufflante et dosé pour une combustion
optimale. Comme
le bois qui n’est pas encore brûlé se trouve dans la chambre de combustion,
un gaz de carbonisation se forme, qui se mélange à l’air secondaire et brûle
dans une zone post-combustion spécialement conçue à cet effet.
Ainsi, un rendement de combustion de
plus de 90% est atteint. La
combustion complète d’un chargement prend approx. 4 à 6 heures.
Le rendement thermique ainsi généré
satisfait généralement une demande de chauffage de 24 heures.
Selon les prescriptions
de sécurité, l’installation doit être capable à n’importe quel moment de
prendre ou de stocker la capacité thermique d’un chargement.
C’est pourquoi de telles chaudières
à morceaux de bois chargées manuellement fonctionnent presque toujours en
combinaison avec un accumulateur de chaleur qui peut aussi, en cas de besoin, être
alimenté électriquement.
6.1.1.7
Allumage automatique par
morceaux de bois et copeaux
Les chauffages avec
alimentation automatique en combustible permettent un chargement partiel entièrement
automatique adapté aux demandes de chauffage jusqu’à 10% de la charge
maximale. Ce
n’est pas seulement possible avec un allumage au mazout ou au gaz, mais aussi
avec des chauffages spéciaux au bois.
Les systèmes suivants appartiennent
aussi à cette construction :
·
Chauffage de sous-alimentation,
avec morceaux de bois provenant d’un silo avec « hache lente »
·
Chauffage de sous-alimentation
avec copeaux de bois (fig. 6-4). Selon la taille de
l’installation, les copeaux sont faits avec une machine à hacher fixe
appartenant à l’installation de chauffage (grands systèmes) ou avec des
machines mobiles.
Fig
6-4
Chauffage automatique de sous-alimentation aux copeaux de bois
-
Le problème principal ici est la teneur en humidité des copeaux.
Ce dont on est sûr, c’est que
les copeaux ayant un taux d’humidité de 25 à 35%, qu’ils n’acquièrent
qu’après un court temps dans la forêt, brûlent bien.
La teneur en soufre des « copeaux
verts » est cependant élevée et leur valeur calorifique assez
pauvre. Une
valeur calorifique optimale et une teneur en soufre minimale sont atteintes
après un temps de séchage de 3 à 4 ans.
Pour une utilisation économique
du matériau de bois disponible ainsi que pour l’alimentation de petites
installations (à partir de 30 kW !), les copeaux devraient être
accessibles depuis un grand dépôt de séchage décentralisé.
-
Chauffage
à injection pour des déchets à petits grains (copeaux, poussières
d’aiguisage) de l’industrie de traitement du bois.
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