|
4.3
Thermodynamique
Une
capsule
spatiale
entrant
dans
l’atmosphère
terrestre
à près
de 40
000 km/h
produit
de la
chaleur
(2000 à
3000°C).
Ceci est
dû à la
collision
des
atomes
de l’air
avec le
bouclier
thermique,
qui
provoque
l’oscillation
des
atomes
du
bouclier
thermique.
Dans ce
cas, la
chaleur
est
produite
par la
friction
causée
par la
perte de
l’énergie
cinétique
de la
capsule.
Dans
chaque
matière,
qu’elle
soit
solide,
liquide
ou
gazeuse,
les
atomes
ou les
molécules
sont
toujours
en train
de
bouger,
c’est-à-dire
d’osciller
(fig.
4-1).
C’est la
définition
de la
chaleur,
c’est-à-dire
l’oscillation
des
atomes
ou des
molécules.
Plus
l’oscillation
est
forte,
plus le
niveau
de
chaleur
est
élevé.
Quand
nous
mesurons
la
température
d’une
substance,
ce sont
les
oscillations
que nous
mesurons.
fig. 4-1
Énergie
cinétique
des
atomes
et
molécules
Si nous
tenons
une
baguette
métallique
au-dessus
d’une
flamme,
nous
provoquons
l’excitation
thermique
des
atomes
du
métal.
Les
atomes
commencent
à
osciller
fortement,
les
chocs
mutuels
se
multiplient
et par
conséquent
le métal
chauffe.
Le métal
se
dilate
parce
que les
mouvements
oscillatoires
des
atomes
réduisent
leur
force
d’attraction
mutuelle.
Si nous
continuons
à
chauffer,
les
atomes
du métal
perdent
totalement
leur
ordre
intrinsèque.
Le métal
fond et
quelques
atomes
se
dégagent
de la
surface
sous
forme de
vapeur
ou plus
exactement
quittent
la
surface
du
fluide
sous
forme de
gaz.
Nous
avons
maintenant
appris
les 3
états
thermodynamiques
de la
matière :
·
solide
·
liquide,
et
·
gazeux.
Alors
que se
produisent
ces
oscillations
d’atomes
et de
molécules
ainsi
que
leurs
constantes
interactions,
il se
produit
un autre
processus
que nous
ressentons
aussi
comme de
la
chaleur.
Lors des
« collisions »
des
atomes,
certains
électrons,
qui
gravitent
constamment
autour
du noyau
de
l’atome,
sont
soudainement
projetés
de leur
orbite
normale
vers une
autre
(fig.
4-2).
Cependant,
ils ne
s’y
sentent
pas « à
l’aise »
et ils
rejoignent
leur
orbite
normale
assez
rapidement,
mais
seulement
par
petites
étapes.
Vu
qu’aucune
énergie
n’est
perdue,
ils
libèrent
sous
forme de
rayonnement
électromagnétique
autant
d’énergie
qu’il ne
leur en
a été
nécessaire
pour
revenir
sur leur
orbite.
Si ce
rayonnement
rencontre
d’autres
atomes
ou
molécules,
par
exemple,
dans
notre
peau,
alors
l’énergie
qu’ils
libèrent
augmente
l’oscillation
des
atomes
ou
molécules,
ce que
nous
ressentons
comme de
la
chaleur.
On
appelle
ce
rayonnement
dérivé
de la
chaleur
et
produisant
de la
chaleur
rayonnement
thermique
ou
rayonnement
infra-rouge.
Il n’est
pas
visible
à l’œil
nu. Le
rayonnement
permet
l’émission
de
chaleur
sans
conducteur
matériel
entre la
source
de
chaleur
et le
corps
rayonné.
C’est
ainsi,
par
exemple,
que
l’énergie
rayonnante
du
soleil
est
transmise
à la
Terre.
Toute
matière
chaude
dégage
en
permanence
de
l’énergie
thermique
par
rayonnement.
Ceci
vaut
aussi
pour le
métal
que nous
chauffions
et pour
la
flamme
utilisée
pour le
chauffer.
Dès que
nous
retirons
la
flamme,
les
oscillations
des
atomes
du métal
s’atténuent
immédiatement,
la
température
baisse
et le
rayonnement
thermique
diminue.
Tout
comme la
flamme
excitait
thermiquement
le
métal,
le métal
chauffé
excite
maintenant
thermiquement
son
environnement
plus
froid,
c’est-à-dire
par
exemple
l’air
ambiant
ou les
pinces
que nous
utilisons
pour le
tenir.
Lors de
ce
phénomène,
le métal
perd son
énergie
interne
jusqu’à
ce que
sa
température
soit en
équilibre
avec la
température
environnante.
Cependant,
à ce
stade,
ses
atomes
ne se
sont
absolument
pas
arrêtés,
ils
oscillent
toujours
avec une
énergie
correspondant
à cette
température.
Fig. 4-2
Rayonnement
électromagnétique
par
l’énergie
de
retour
des
électrons
La
présentation
de ces
concepts
d’oscillation
des
atomes
et de
sauts
des
électrons
d’une
orbite à
l’autre
nous
permettent
de
comprendre
plus
aisément
les lois
de la
thermodynamique.
Première
Loi de
la
Thermodynamique
Dans un
système
fermé,
la somme
de
toutes
les
énergies
est une
constante.
L’énergie
ne peut
ni se
perdre
ni se
créer à
partir
de rien,
elle ne
peut
qu’être
transformée
en une
autre
forme
d’énergie.
Énergie
cinétique
(symbole
W) :
L’énergie
ou la
vitesse
cinétique
est
l’énergie
mécanique
qu’a un
corps à
cause de
son
mouvement.
Énergie
nucléaire :
L’énergie
de
liaison
d’un
noyau
d’atome
(au vrai
sens du
terme)
est
l’énergie
libérée
ou
utilisable
pendant
une
réaction
nucléaire.
Commercialement,
seule
l’énergie
libérée
lors des
processus
de
fission
nucléaire
dans les
centrales
nucléaires
a été
utilisée
jusqu’à
maintenant.
Dans un
réacteur
nucléaire,
le choc
des
particules
atomiques
se fait
à une
vitesse
très
élevée
sur de
la
matière
non
fissible.
Énergie
électromécanique :
est
l’énergie
mécanique
produite
par
l’électricité.
Dans les
moteurs
thermiques,
l’énergie
mécanique
ou
électrique
est
produite
à partir
de la
chaleur.
Énergie
potentielle
(symbole
Epot) :
est
l’énergie
contenue
dans un
corps ou
une
particule,
à cause
de sa
position
dans un
champ de
force ou
à cause
de sa
position
interactive
avec des
corps ou
particules
de son
environnement.
L’énergie
potentielle
est
contenue
par
exemple
par un
corps
surélevé,
un
ressort
tendu ou
un lac
de
barrage
dans la
montagne.
L’énergie
hydraulique
est
transformée
en
énergie
électrique,
elle-même
transformée
en
chaleur
électrique,
en force
motrice
ou en
lumière
électrique.
Par la
photosynthèse
des
atomes
et
molécules,
on
obtient
à partir
de la
lumière
de la
matière
organique,
c’est-à-dire
de
l’énergie
chimique.
Cette
énergie
peut
être
libérée
pendant
la
combustion
sous
forme de
chaleur,
lumière
ou force
motrice.
Un
travail
mécanique
peut
être
transformé
en
chaleur.
La
reconversion
de la
chaleur
en
travail
mécanique
n’est
possible
qu’en
partie.
Il y a
toujours
des
pertes.
La
chaleur
est
produite
pendant
les
processus
de
transformation
et est
en même
temps
une
forme
d’énergie.
|
Deuxième loi de la Thermodynamique
|
La
chaleur
ne peut
jamais
passer
d’elle-même
d’un
corps
plus
froid à
un corps
plus
chaud.
Un corps
plus
chaud
excite
thermiquement
un corps
plus
froid
immédiatement
et perd
alors
son
énergie
interne.
Ceci
détermine
la
direction
de tous
les flux
de
chaleur :
Tous les
phénomènes
de
transfert
de
chaleur
se
déplacent
toujours
du chaud
vers le
froid.
Le
refroidissement
que nous
ressentons
n’est
jamais
un
transfert
de
froid,
mais
plutôt
une
perte de
chaleur
de notre
corps.
Outre la
pression,
la
densité
et le
volume
spécifique,
la
température
est la
mesure
de
l’état
thermique.
L’oscillation
des
atomes
dans
toute
matière
chauffée
nous
montre
que la
plus
basse
température,
le zéro
absolu,
ne peut
être
atteinte
que si
les
atomes
ne
bougent
plus,
c’est-à-dire
ne
montrent
plus la
moindre
oscillation.
En
pratique,
ce point
ne peut
pas être
atteint,
parce
que la
plus
petite
quantité
de
chaleur
suffit
(par ex.
du
récipient
ou même
du
thermomètre)
pour
augmenter
la
température
d’une
matière.
La
température
absolue
Theta
se base
sur le
zéro
absolu
selon
Kelvin
et
s’élève
à
–273.15°C.
En
physique,
l’unité
pour
l’échelle
de
Kelvin
est le
Kelvin
(K).
(Kelvin,
physicien
britannique,
1824 –
1907)
Par
rapport
à
l’échelle
Celsius
0°C =
273 K et
inversement
n K =
273.15 +
n °C =
température
absolue
T en
Kelvin.
Les
différences
de
température
DJ
(delta
theta)
sont
aussi
indiquées
en
Kelvin.
La
température
peut
être
mesurée
en
utilisant
la
dilatation
thermique
de
matériaux
solides
(le plus
souvent
des
métaux),
de
liquides
(par
exemple,
l’alcool
dans un
thermomètre),
ou le
changement
des
résistances
électriques
(voir
sous
« Systèmes
de
Mesure »).
Les
échelles
de
température
relatives
(les
échelles
Celsius
et
Fahrenheit)
se
basent
sur les
propriétés
de
matière
dépendant
de la
température,
telles
que les
points
de
congélation
et
d’ébullition
de
l’eau.
L’échelle
Celsius
fut
introduite
en 1742
par
l’astronome
suédois
Anders
Celsius
(1701-1744).
L’échelle
Celsius
est
celle
qui est
la plus
utilisée
dans les
mesures
quotidiennes
de
température
(ex. :
température
ambiante
et
extérieure).
| Les repères : |
0 °C = |
Point de congélation de l’eau |
| |
100 °C = |
Point d’ébullition de l’eau |
sous une
pression
atmosphérique
normale
de 1.013
bar
Fig. 4-3
Echelles
de
température
|
Comparaison et conversion des différentes échelles
|
| Point zéro : |
0 °C = 273.15 K = 32°F |
| Degrés Celsius en degrés Kelvin : |
K = °C + 273.15 |
| Degrés Celsius en degrés Fahrenheit : |
°F = °C * 1.8 + 32 |
Exemple:
10 °C
®
283,15 K
®
50°F
En
calculant
les
températures
dans des
rapports,
des
communications
et des
écrits,
nous
désignons
une
température
spécifique
à l’aide
de la
lettre
grecque
J
(
“theta").
Ainsi,
par
exemple,
J
= 7 °C.
On écrit
aussi
souvent
t = 7°C.
Quand
seule la
température
est
impliquée,
c’est
acceptable.
Cependant,
dès que
le temps
« t »
entre
dans un
raisonnement,
une
formule
ou un
calcul,
la
possibilité
d’erreur
augmente.
Si nous
devons
définir
plusieurs
températures
spécifiques,
alors
J
reçoit
des
lettres
en
indice.
Ce sont
normalement
les
premières
lettres
du terme
à
distinguer :
JAM
(theta
ambiant),
J
EX
(theta
température
extérieure)
Les
différentes
températures
d’une
pièce,
de la
chaudière
ou d’une
surface
sont
numérotées
(fig.
4-4).
La
température
moyenne
de ces
températures
est
désignée
Jm
Une
différence
de
température
est
désignée
DJ
(delta
theta)
en
Kelvin.
Fig. 4-4
Numérotation
des
différentes
températures
dans le
même
objet |